Publisher: African Studies Association

Autochthony and The Crisis of Citizenship: Democratization, Decentralization, and The Politics of Belonging

Peter Geschiere, Stephen Jackson
KEYWORDS: Autochthony and the Crisis of Citizenship: Democratization, Decentralization, and the Politics of Belonging

ABSTRACT:

The recent upsurge of “autochthony” and similar notions of belonging is certainly not special to Africa. All over the world, processes of intensifying globalization seem to go together with fierce struggles over belonging and exclusion of “strangers.” A central question in the contributions to this special issue concerns the apparent “naturalness” of autochthony in highly different settings. How can similar slogans seem so self-evident and hence have such mobilizing force under very different circumstances? Another recurrent theme is the somewhat surprising “nervousness” of discourses on autochthony. They seem to promise a basic security of being rooted in the soil as a primal form of belonging. Yet in practice, belonging turns out to be always relative: there is always the danger of being unmasked as “not really” belonging, or even of being a “fake” autochthon. A comparative perspective on autochthony—as a particular pregnant form of entrenchment—may help to unravel the paradoxes of the preoccupation with belonging in a globalizing world.

Résumé:

La poussée récente du concept d'autochtonie et des notions similaires d'appartenance n'est certainement pas spécifique à l'Afrique. Partout dans le monde, les processus intensifiés de la globalisation semblent aller de paire avec des luttes acharnées autour de l'idée d'appartenance et d'exclusion des “étrangers.” La problématique centrale qui se dégage des contributions de ce numéro spécial est l'apparence “naturelle” du principe d'autochtonie dans des contextes très différents. Comment se fait-il que des slogans identiques puissent sembler aller de soi et avoir ainsi un pouvoir de mobilisation tel dans des circonstances si différentes? Un autre thème récurrent est la “nervosité” palpable des discours de l'autochtonie. Ils semblent promettre une sécurité élémentaire liée à l'ancrage des racines, l'établissant ainsi comme une forme primale d'appartenance. Et cependant, la pratique veut que l'appartenance se révèle toujours comme relative: il y a toujours le danger d'être démasqué et dénoncé comme n'appartenant “pas réellement,” ou même être considéré comme un “faux” autochtone. Opter pour une perspective comparative de l'autochtonie, comme forme singulière porteuse de retranchement, pourrait aider à démêler les paradoxes liés à la préoccupation de l'appartenance dans un monde globalisant.




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